Le St. Joseph’s Community Health Centre à Saint John 

Kathy London Anthony est une infirmière communautaire au St. Joseph’s Community Health Centre de Saint John.

À l’intérieur du St. Joseph’s Hospital, une équipe de professionnels tels que des médecins de famille, des infirmières et des travailleurs sociaux offrent une panoplie de services aux résidents de la région.

« Nous travaillons à rencontrer les besoins de notre communauté, dont certaines personnes parmi les vulnérables de notre population, » explique Kathy.

Au quotidien, Kathy affirme que la prévention est essentielle dans l’offre de soins de santé.

« À chaque fois que nous rencontrons quelqu’un, nous sommes un peu plus prêts de pouvoir les aider à changer leur monde de vie, pour les bienfaits de leur santé. »

Cette approche a donné naissance au programme anti-tabac « Smoking Prevention / Life Skills » (traduit librement en français à « Prévention du tabagisme / Compétences de vie »). Kathy offre ce programme aux élèves de la cinquième année de l’école Glen Falls durant l’heure du dîner, grâce à une bourse du Programme de subvention pour la promotion d’une vie sans tabac du ministère du Développement social en 2016.

Le but du programme est d’outiller les participants afin de répandre les bienfaits d’une vie sans tabac à leurs paires, frères et soeurs, parents, et toute à la communauté, tout en faisant des changements pour améliorer leur santé et prévenir des problèmes de santé reliés à au tabac.

« Chaque semaine, nous faisons des activités ensemble. En plus d’améliorer leur connaissances des produits du tabac et de leurs effets néfastes, nous leur offrons des compétences de vie. »

La population qui bénéficie des services offerts par le St. Joseph’s Community Health Centre est vulnérable explique Kathy. Selon elle, cela explique la nécessité d’un tel programme.

Les données des déclarations de revenus de 2014 démontrent que pour une dixième année consécutive, Saint John a le revenu moyen le plus bas pour les familles monoparentales, parmi les 33 régions métropolitaines du Canada.

« Les enfants à risque peuvent avoir une estime de soi plus bas. Dans ce cas-ci, en travaillant sur leurs compétences de vie, nous leur offrons des outils pour résister à la pression de consommer du tabac. C’est d’autant plus vrai dans notre communauté, où la popularité du tabac sans fumée et des cigarettes électroniques est en augmentation. »

Le programme débuta en septembre 2016. Selon Kathy, le taux de participation est très élevé.

« Les jeunes adorent ça. Ils absorbent toutes les informations que nous leur offrons. »

L’école Glen Falls dessert les niveaux de la maternelle à la cinquième année. Selon Kathy, il est crucial d’offrir le programme juste avant le départ des élèves vers la sixième année, dans une nouvelle école.

« Les enfants développement leurs opinions sur le tabac et la fumée à un jeune âge. Même s’ils ne commencent pas à fumer avant d’atteindre la sixième et la septième année, il est important d’amorcer la prévention au primaire. Avec la bonne information, ils peuvent développer leurs propres jugements. »

En plus d’outiller les participants avec divers moyens pour dire non au tabac, Kathy offre également des documents éducatifs à rapporter à la maison.

« Chez les participants, il arrive que les parents ou les frères et soeurs fument. Il s’agit de la population que nous voulons atteindre. Le but est de faire de petits pas pour que les enfants joignent le mouvement sans tabac. »

Kathy est d’ailleurs fière d’avoir créer un programme qui repose sur l’information.

« J’ai toujours aimé travailler avec les enfants. C’est très important pour moi de leur donner des outils avant de réussir en tant qu’adultes un jour. Ça me comble d’offrir ce programme. N’oubliez pas que la cause numéro un d’admissions hospitalières est reliée à la fumée. Je vois beaucoup de gens plus âgés au St. Joseph’s Community Health Centre qui souffrent des problèmes de santé que nous avons enseignée dans le programme. Si je peux éviter aux étudiants cela un jour, nous aurons réussi. »

Au Nouveau-Brunswick, le taux de fumeurs a diminué de 22.5% en 2010 en 20.9% en 2014. Selon Kathy, l’heure n’est pas à la complaisance dans la lutte anti-tabac. Au courant de l’année, elle prévoit développer des compétences afin de refuser le tabac et prendre de meilleures décisions.

« L’industrie du tabac possède toujours un nouvel angle. La meilleure façon de contrer ses effets et d’en parler et d’éduquer. Si l’on cesse nos efforts, le taux de tabagisme pourrait monter de nouveau. Les jeunes sont vulnérables à la pression des paires. Si on les garde loin du tabagisme à cet âge, ils peuvent maintenir une vie sans fumée pour toujours. »

Histoire utilisée avec la permission de Kathy London Anthony.

Publié en janvier 2017

Par Jean-Étienne Sheehy – Coordonnateur des communications de la CATNB