11 octobre 2019

Nous sommes de plus en plus préoccupés par l’augmentation marquée du vapotage chez les jeunes Canadiens. Les non-fumeurs qui vapotent des produits qui contiennent de la nicotine seraient susceptibles à utiliser des produits qui contiennent du tabac, comme les cigarettes, puisque la nicotine créerait une dépendance.

Comme nous l’avons indiqué en avril 2019, les taux de tabagisme chez les jeunes du Canada ont beaucoup diminué ces dernières années, mais bon nombre d’entre eux se tournent maintenant vers le vapotage. Nous redoutons vivement qu’une nouvelle génération de jeunes dépendants de la nicotine provoque une résurgence du tabagisme, ce qui annulerait des décennies de progrès et engendrerait de nouveaux problèmes de santé publique.

Les jeunes sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes de la nicotine, qui peut entre autres, altérer le développement du cerveau et nuire à la mémoire et à la concentration.

Tandis que les méfaits des produits de vapotage commencent à émerger, des chercheurs poursuivent leurs travaux sur l’efficacité potentielle de ces produits comme moyen d’aider les fumeurs à arrêter de fumer. Nous savons toutefois que, quel que soit l’âge de la personne, le vapotage peut mener à une dépendance à la nicotine et accroître l’exposition à des produits chimiques nocifs chez les non-fumeurs.

Les personnes qui utilisent des produits de vapotage inhalent un mélange de produits chimiques, dont des substances nocives ou potentiellement nocives comme de la nicotine, des solvants, des substances cancérogènes (p. ex. du formaldéhyde), des métaux lourds et des aromatisants. Les risques associés à l’inhalation profonde de particules ultrafines qui s’effectue grâce au mécanisme technologique de vapotage, n’ont pas encore été clairement identifiés.

Certains produits chimiques présents dans les produits de vapotage (p. ex. les aromatisants) peuvent être ingérés sans risque, mais ils n’ont pas nécessairement été testés en matière de sécurité lorsqu’ils sont inhalés. Il existe peu de données sur l’innocuité de l’inhalation de glycérol (un diluant commun) et de la majorité des aromatisants utilisés dans les liquides de vapotage.

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder une nouvelle génération de Canadiens développer une dépendance à la nicotine ni être exposés à des produits susceptibles de présenter des conséquences négatives pour leur santé.